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lundi 19 décembre 2011

Va latino jazz american 60's orchestra


 Va latino jazz american 60's orchestra  zentao compilation 2011 "

dimanche 11 décembre 2011

jeudi 1 décembre 2011

vendredi 3 juin 2011

Mag-Ma 2012 - Dj Zentao Sound design project


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Djzentao.Goog

mercredi 9 mars 2011

Où sont passés les milliards ?

Perdus sur la planète finance ?

"Evaporés", "partis en fumée", "volatilisés": que l'on compte en dollars, en euros ou en yens, des "milliers de milliards" sont portés disparus sur les Bourses mondiales et certains se demandent où est passé tout cet argent. Nulle part, répondent des économistes.

Labeur et les épinards


Au terme d'une semaine de fluctuations, de Wall Street à Tokyo en passant par Londres, Francfort et Paris, les principaux marchés d'actions internationaux affichent toujours des baisses vertigineuses, de 30% à 50%, par rapport à leur niveau d'il y a douze mois.
Face à une telle chute, que l'on soit trader dans une grande banque, petit porteur ou que l'on cotise depuis 20 ans à un plan de retraite par capitalisation, difficile de se dire que l'on n'a pas perdu beaucoup d'argent. Au profit de qui ? Des marchands d'or, dont le cours est l'un des seuls à résister à la morosité ambiante ? Des investisseurs qui profitent de l'effondrement des Bourses pour se faire un portefeuille à bon marché ? Des fonds spéculatifs qui prennent leurs bénéficies au moindre rebond ?
A l'instar du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, qui juge que "beaucoup de milliards de dollars ou d'euros étaient artificiels avant la correction" boursière, des économistes relativisent cependant les montants avancés et soutiennent que l'argent est toujours là.
"Quand nous disons que des milliers de milliards ont été perdus, c'est un abus de langage. Ce que nous devrions dire, c'est: la valorisation du marché des actions a baissé de plusieurs milliers de milliards, ce qui est totalement différent", estime le Britannique John Sloman, de l'université de Bristol.
"La valeur d'une maison fluctue aussi !"
L'Américain Robert Shiller, de l'université de Yale, fait la même analyse. "Imaginez qu'un jour vous demandiez à une agence d'évaluer la valeur de votre maison si vous deviez la vendre. Le lendemain, vous allez en voir une autre qui vous donne un prix inférieur de 10%. Est-ce que vous avez perdu de l'argent ? Certainement pas, vous avez toujours des billets dans la poche ou sur votre compte en banque", explique-t-il.
"C'est pareil avec les Bourses. Personne ne perd de l'argent au sens strict du terme. Il n'y a pas de mystère, il est toujours là. C'est le marché qui perd de la valeur", ajoute-t-il. Or, poursuivent les deux économistes, les marchés boursiers n'ont pas de valorisation absolue. "La valeur d'un actif dépend toujours du rapport entre l'offre et la demande. C'est le prix que vous obtenez tel jour, si vous décidez de vendre, et il ne concerne que les actions échangées, pas celles qui restent dans les portefeuilles", souligne John Sloman.
"Les Etats comptabilisent l'argent disponible en faisant la somme des billets et des pièces en circulation, ainsi que des dépôts que les gens ont dans les banques. Cette mesure ne reflète en rien les fluctuations quotidiennes des marchés boursiers", argumente Robert Shiller, reconnaissant toutefois qu'il est "difficile et controversé" de distinguer richesse et valeur du marché.
Au Royaume-Uni, selon des chiffres de la Banque d'Angleterre, 50 milliards de livres (64 milliards d'euros) circulent actuellement en pièces et en billets, pour 1.800 milliards déposés dans les banques. Ces montants, calculés mensuellement, augmentent constamment, même depuis le début de l'année. De quoi donner raison à l'ancien magnat des affaires américain Robert Sarnoff, décédé en 1997, pour qui la finance n'est rien d'autre que "l'art de passer l'argent de mains en mains, jusqu'à le faire disparaître".

Imaginons un monde
Imaginons un monde où les gros détenteurs de capitaux, une élite privilégiée ultra-minoritaire, souvent celle des jets et des yachts privés, acteurs et décideurs pour la multitude, peuvent investir librement dans la propriété des banques, des moyens d'information, et des grandes sociétés multinationales.
Jouant et imposant la concurrence entre eux et à tous, ils investissent sans relâche et selon les opportunités :

-dans les armes, la recherche perpétuelle d'armes nouvelles, les ventes d'armes perpétuelles et les guerres.
-dans le pillage systématique des matières premières des pays pauvres, à coup de guerres, corruption, guérillas cachées derrière des chefs de guerre ou des rébellions, coups d'états. (voir éditions Agone et les sites spécialisés)
-dans presque tout ce que nous mangeons mais de façon industrielle, à la place de nos paysans traditionnels en voie de disparition, y compris pour les savoir-faire paysans et ancestraux, remplacés par les monocultures tuant la biodiversité, par les camps de concentration pour animaux de rente forcés aux médicaments.
-dans les produits chimiques en tous genres (100 000 déjà inventés), à la toxicité inconnue à tous les niveaux à long terme
-dans la déforestation des pays pauvres, et la conversion des terres aux agrocarburants
-dans des modifications irréversibles , incontrôlables et prématurées du monde vivant, en appelant les nouveautés OGM alors qu'il s'agit de chimères brevetées souvent contaminantes.
-dans le monde de l'information, de la publicité (directement issue de la propagande des deux guerres mondiales)(1) , des médias, de la surveillance, des études de marché et d'opinion, pour contrôler nos vies, nos choix, notre imaginaire, avec des mots comme profits, efficacité, concurrence, compétition, rentabilité, croissance, démocratie, inlassablement répétés.
-dans les banques qui nous prêtent leur argent, puis dans le commerce illimité de nos dettes et de nos emprunts revendus à l'infini pour les rentabiliser au maximum (innovation financière de la titrisation des dettes de la crise des subprimes).
-dans des entreprises en tout genre, qui ravagent, polluent, dépolluent, déplacent, expulsent, défiscalisent, encaissent aides et subventions, partent, délocalisent, licencient au maximum, s'avalent, se ruinent entre elles, ou chronomètrent la cadence de production de leurs ouvrières au 1 / dix-millième de seconde (2) !
-dans des entreprises peu utiles, futiles, discutables ou très polluantes: elles sont légions; citons peut-etre l'or, le diamant naturel que l'on va désormais chercher sous la mer, les engrais de synthèse (alors que nos excréments sont négligés et rejetés dans l'eau potable, nécessitant ensuite une dépollution couteuse à la charge des citoyens)
-dans l'obsolescence programmée des objets manufacturés, non seulement par le démodage très rapide de ceux-ci, sans prise en compte du cout environnemental, mais à l'aide d'ingénieurs payés pour programmer d'avance les pannes dans nos cafetières, nos fours, nos rasoirs, nos aspirateurs, nos chaines laser, etc...
-dans un lobbying permanent sur nos élus, maires, parlementaires, 95% des congressistes américains par exemple devant leur élection au financement de leur campagne électorale par leurs grandes entreprises (3)
-dans des experts juridiques et financiers hyper-qualifiés leur permettant des marges extraordinaires sur les produits manufacturés à partir de facturations systématiques dans les paradis fiscaux ( tapez "prix de transferts" et "big four" sur votre moteur de recherche préféré ) faisant ainsi de la fraude fiscale institutionnalisée, et légalisée.
-dans le logement à vendre, le neuf, l'ancien, le votre, le notre, rendant les prix inabordables pour les jeunes générations.

Imaginons maintenant un monde où les classes moyennes peuvent juste survivre et où les autres sont négligées, un monde où la vie est difficile pour tous et où la pauvreté persiste sur 80% de la terre, dans l'accès à l'eau propre, à la santé, à l'éducation, au logement décent, à l'épanouissement personnel, malgré les traités, déclarations, et droits internationaux reconnus et officiellement ratifiés devant l'ONU par tous les états.

Imaginons plutôt un monde où tous les profits réalisés par les élites pourraient être très facilement mis à l'abri, en toute confidentialité et opacité, dans une soixantaine de paradis fiscaux et judiciaires (4) répartis partout sur la planète, par un système bancaire informatisé, centralisé et organisé pour cela, les profits ainsi disponibles l'étant aussitôt pour recommencer un cycle d'investissement et de profit !
Hé bien nous venons de décrire notre monde actuel, issu de 2008 ans de civilisation occidentale, dont la dernière mise à jour économique date de l'Ecole de Chicago (Hayek, Friedman, principaux contributeurs), et dont le philosophe français visionnaire Guy Debord avait dit à la fin des années 1960 : "le modèle économique de la multinationale est le modèle de la mafia" (5), Michel Rocard déclarant quant à lui il y a 4 mois de cela environ : "j'aurais bien voulu faire traduire Milton Friedman (ndlr: aujourd'hui décédé) devant un tribunal international" (6).

Gageons que nos enfants et petits-enfants, s'ils survivent à toutes ces folies et aux dettes accumulées, parleront avec effroi de ces 30 années odieuses qui ont suivi les 30 glorieuses, et que la crise issue directement de cette folie nous réveillera de notre anesthésie psychique généralisée, pour reposer les bases d' un monde humain, qui ne se fera pas sans la pression participative des citoyens.

Citoyennement votre, je viens juste d'utiliser mon clavier; cela porte un nouveau nom pas très heureux phonétiquement: clavarder.
sources:
(1) film Chomsky et Cie, de D Mermet et O Azam, en DVD et bientot en salle; voir le site la-bas.org.2008
(2) film "the Corporation" de Marc Achbar et Jennifer Abott , 2003,Canada, TF1 vidéo 2008
(3) livre "deux heures de lucidité" éditions les Arenes, Paris; 2001, traduit en 17 langues, de Denis Robert et Wéronica Zarachowicz; entretiens avec Noam Chomsky.
(4) film "l'affaire Clearstream expliquée à un ouvrier de chez Daewo" DVD coffret Denis Robert, Bac Vidéo. 2004
(5) film "journal intime des affaires en cours" 1997 Denis Robert et Philippe Harel.
(6)interview au Figaro Magazine, avec Guy Sorman; été 2008
Alain Crinon

mercredi 5 janvier 2011

illustration sonore, ( sound design )


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