G+

follow

lundi 30 décembre 2013

Va Drum'n bass Junggle HardTek

vendredi 9 août 2013

Mille milliards de dollars

la crise des subprimes :
Un petit retour/détour par la conspiration et le complot au cinéma. Cela fait un petit temps que je devais faire ce petit papier sur le complot dans le cinéma français, mais voilà … Alors, en attendant, voici un film qui illustre assez bien le propos.

Sorti en salle en 1982, “Mille milliards de dollars” est un film d’Henri Verneuil, porté par Patrick Dewaere. Précurseur dans la catégorie “conspiration économique”, le film prend aujourd’hui un tour très actuel, malgré son coté un peu daté. S’il a été un peu dépassé par les films du même genre qui l’ont suivi, ceux-ci n’auraient pas été les mêmes sans lui. L’histoire, en deux mots, suit un journaliste, Paul Kerjean, interprété par Dewaere, qui remonte la piste fournie par un informateur anonyme jusqu’à un scandale impliquant un industriel français. Attention aux spoilers, à partir d’ici: Celui-ci aurait, contre pot de vin, vendu au rabais une entreprise française à la multinationale américaine GTI. L’article est publié, mais l’industriel mis en cause est retrouvé mort, avec toutes les apparences d’un suicide. Kerjean soupçonne néanmoins un meurtre, et comprends qu’il a été manipulé pour faciliter ce meurtre et son déguisement en suicide. Aidé à contrecœur par la maîtresse de l’industriel, Laura, il va reprendre l’enquête à zéro et découvrir que l’industriel assassiné était en train de constituer un dossier contre la société GTI. Échappant de peu à la mort, Paul doit fuir en province pour rédiger son article, qu’il intitule “Mille milliards de dollars”.
.
Le film correspond assez bien à ce qu’on a nommé le cinéma “naïf et roué” de Verneuil. Contrairement à “I comme Icare”, son film précédent, qui évoquait lui aussi une conspiration, inspirée directement par l’assassinat de JFK, et qui se terminait par une conclusion plutôt pessimiste, “Mille milliards de dollars” se termine de manière quasiment cocasse, sur un happy end échevelé. Mais cette fin, et le suspense qui y mêne, n’est pas en soi le plus important. Le film est avant tout le prétexte à une dénonciation, celle du pouvoir des grandes compagnies transnationales, des corporations mondiales qui tiennent les économies locales en respect, et au besoin, comme ici, n’hésitent pas à recourir au meurtre pour protéger leurs intérêts. Il est aussi l’occasion de rappeler, ou plutôt à l’époque, de dénoncer un complot, réel celui-ci, dont on ne parlait pas encore beaucoup alors: la collusion des entreprises américaines avec l’Allemagne Nazie ( avant l’entrée en guerre des Etats-Unis, en tout cas ) et leurs investissements dans la future machine de guerre hitlérienne. Le scénario fait de ce film un pamphlet anti-mondialisation avant la lettre. Et c’est ce qui rend le film assez amusant par certains côtés. En effet comment expliquer la mondialisation en 1982? Le terme lui-même venait de naître (dans cette acception-là en tout cas) et n’existait pas encore dans l’imaginaire collectif comme le raccourci qu’il est de nos jours. Il fallait alors tout expliquer, partir de zéro et exposer, de manière cinématographique, la globalisation de l’économie, l’éclatement des frontières nationales, l’hégémonie des grandes corporations, etc. Il fallait représenter, en images, “l’accroissement des mouvements de biens, de services, de main-d’œuvre, de technologie et de capital à l’échelle internationale”. Or, on ne savait pas encore bien à cette époque manipuler les chiffres à l’écran, (encore moins qu’aujourd’hui je veux dire). On ne disposait pas encore de l’astuce que représenteront plus tard les graphiques informatiques, les animations, le PowerPoint, …
Les grandes corporations anonymes devait donc être personnalisées, incarnées dans la personne d’un “patron”, pas encore dans un conseil d’administration, ou un “boards of investors”, mais bien un “patron” à l’ancienne, dur, cruel, sans pitié, charismatique aussi, et tenant son personnel en main à la fois par son charme, sa puissance et son pouvoir tyrannique. Il exige par exemple que toutes les réunions qu’il préside se passe à l’heure de New-York, quel que soit le lieu où elle se passe. Les responsables locaux sont ainsi convoqués au beau milieu de la nuit, pour l’accommoder. Le patron, interprété par Mel Ferrer, est bien évidemment américain ; la firme décrite comme multinationale est cependant américaine avant tout. La mondialisation, à cette époque, signifie principalement l’invasion. On n’en est pas encore aux délocalisations, ni aux regroupements intempestifs dans des semi-monopoles internes. Si l’on veut faire passer le message d’alarme concernant une économie globalisée, il faut le présenter selon un autre angle, celui de la conquête par les Etats-unis, celui de la razzia, de l’incursion étrangère. Le réflexe premier, contre cette menace, est quasiment identitaire, il est protectionniste et nationaliste. La société convoitée par le groupe GTI s’appelait « électronique de France » et ce n’est pas un hasard. C’est un patrimoine qui est menacé, l’ennemi est aux portes. Le dossier monté par l’industriel assassiné devait justement servir à cela : protéger sa société du phagocytage américain. Pour le public de l’époque comme pour son conseil d’administration, il faut en rajouter une couche : la globalisation est encore alors une menace trop jeune, trop abstraite. Ses dangers ne sont pas encore connus, ses répercussions sont difficiles à imaginer. Il fallait donc passer par la narration et par la plus efficace des angoisses : la conspiration.
Mille milliards de dollars représentait en 1968 le chiffre d’affaire des 6000 plus grandes sociétés. En 1982, cette somme, calculée comme équivalent une fois et demi la richesse annuelle de la France, constituait le chiffre d’affaire de seulement 30 des plus puissantes sociétés multinationales.

jeudi 21 février 2013

Écrire un scénario


1) Indications techniques

Pour pouvoir écrire un scénario, il faut en connaître les principes, les techniques et la bonne façon de faire. J'ai eu jadis un cours de cinéma à l'université, mais ce n'est pas du tout ma formation puisque j'ai effectué un baccalauréat en communication. Néanmoins, j'avais beaucoup apprécié ce cours et j'ai toujours gardé cet oeil ouvert et observateur à l'égard des films que je visionne depuis mon jeune âge. J'ai beaucoup de mal à regarder un film sans en observer des détails techniques. Même une simple comédie romantique passera sous mon regard critique en terme de traitement visuel.
Je crois que regarder un film ce n'est pas que l'écouter, il faut justement le voir avec les yeux! Les images parlent, le visuel explique ce qui se passe et ce que l'on veut nous transmettre comme message ou comme sensation. Les dialogues sont essentiels évidemment, toutefois ce sont les images qui attirent l'attention et qui apportent le déroulement de l'histoire à un stade supérieur permettant une bonne compréhension du film.
Bref, je lis depuis plusieurs mois, des scénarios ici et là. Dernièrement, j'ai lu quelques scénarios québécois pour analyser et comparer les styles d'écriture. En lisant et en posant quelques questions à des scénaristes et des personnes travaillant dans le domaine du cinéma, j'ai constaté que le fait d'inscrire des indications techniques dans un scénario n'est pas un sujet qui fait l'unanimité. En effet, il y a des scénaristes qui n'écrivent visiblement aucun indication technique alors que d'autres en mettent à l'occasion, si celle-ci sont nécessaires pour une bonne lecture du scénario.

Le découpage technique, le travail du réalisateur

Les indications techniques sont généralement les éléments visuels choisis par le réalisateur. C'est le côté créatif lors du découpage technique suite à la lecture du scénario. On y inclut donc les différents angles de caméra, les mouvements de caméra, l'éclairage, la bande sonore, etc. Souvent cette partie peut prendre la forme d'un tableau pour mieux visualiser tout ce que les scènes doivent contenir techniquement.
Voici quelques expressions pour ce qui est des indications techniques concernant la caméra.
Plan d'ensemble
La caméra fait découvrir les lieux où une action va se dérouler.
Plan aérien
La caméra montre un site à partir d'une grue ou d'un avion.
Plan en plongée
La caméra montre le personnage ou la situation d'en haut.
Plan en contre-plongée
La caméra montre le sujet d'en dessous.
Plan subjectif
La caméra adopte le point de vue du personnage.
Gros plan
La caméra cadre un objet ou un visage, qui remplit l'écran.
Très gros plan
La caméra cadre un détail comme un ?il ou une bouche.
Plan américain
La caméra cadre le sujet jusqu'à la taille.
Plan moyen
La caméra cadre le personnage de la tête aux pieds.
Plan éloigné
La caméra situe le personnage dans le lieu où il se trouve.
Zoom
La caméra, sans se déplacer, rapproche ou éloigne le sujet par un jeu de lentilles.
Plan à la main (ou à l'épaule)
La caméra, plutôt que d'être sur un trépied, est portée par le cameraman.
Travelling
La caméra est placée à bord d'un véhicule ou sur un chariot qui glisse sur des rails pour accompagner le sujet.
Panoramique
La caméra pivote sur elle-même pour montrer les lieux ou suivre le sujet.
Source: Fiche maison de la production télévisuelle
Donc pour ce qui est du scénario, habituellement aucune de ces mentions ne devrait s'y retrouvé puisqu'il s'agit du travaille du réalisateur de planifier comment il racontera visuellement l'histoire. Néanmoins, il arrive que dans certains scénarios, il y ait déjà des indications techniques à l'occasion puisque celles-ci sont visiblement nécessaire à la bonne compréhension de l'histoire ou elle accorde une importance particulière à un objet donné.
Il arrive aussi que les scénaristes se trouvent à être les réalisateurs et que, par conséquent, ils ne peuvent s'abstenir d'écrire quelques indications techniques à mesure qu'ils écrivent le scénario. N'empêche qu'en lisant divers scénario j'ai toujours aperçu des indications du genre «très gros plan», «insert», «caméra subjective»…
Voici un exemple qui, selon moi, s'il n'avait pas été écrit dans le scénario par son auteur, la scène n'aurait pas pu être tournée de cette manière spécifiquement et, par conséquent, elle n'aurait pas du tout le sens qu'elle a présentement.
EXT. JOUR – COUR D'ÉCOLE (1976)

EXTRÊME GROS PLAN de Zac qui porte les verres miroirs de Gervais dont la réflexion renvoie l'image d'une dizaine d'ADOLESCENTS rivés à ses lèvres. Zac n'a plus son collet cervical.
— Extrait tiré du scénario de C.R.A.Z.Y. (scène 79)
Finalement, j'écris ce billet comme si je maîtrisais bien la matière, ce qui n'est pas le cas du tout. J'apprends tout au long de ce processus d'écriture. J'aime me dire sans prétention que je suis une scénariste en devenir, autodidacte. Je m'informe en effectuant des recherches, en posant de petites questions, mais je n'ai présentement pas la possibilité de suivre des cours spécifiques dans une institution. Et puis j'avoue que ça me plaît de découvrir cet univers sans avoir une ligne de conduite éducationnelle, j'ai l'impression d'avoir le loisir de connaître plusieurs points de vue quelque peu différents les uns des autres.
Je suis d'avis personnellement que des indications techniques sont essentielles dans le scénario. Par exemple, une caméra subjective si on ne le mentionne pas, ça peut faire une très grande différence sur la manière de saisir le propos du film. Et malheureusement, le réalisateur n'est pas dans la tête du scénariste, à moins que celui-ci ne soit les deux, et il faut donc inscrire certaines indications pour que le scénario soit clair, surtout lorsqu'il y a une chute qui découle entre autres de la manière dont on nous présente les scènes du film.
Et vous, croyez-vous que certaines indications techniques soient pertinentes à inscrire au scénario?

2 :Chronologie des scènes

Durant ces derniers mois, j'ai beaucoup appris concernant les diverses techniques pour rédiger un scénario. J'ai beaucoup lu de documents, de livres, de sites informatifs et de forums à ce sujet. Depuis que le blogue existe, j'ai tenté de partager au mieux toutes les connaissances que j'avais trouvées et acquises concernant la scénarisation.
Néanmoins, c'est bien beau de savoir (3) comment faire la mise en page d'un scénario , (4) comment choisir la bonne musique, (5) comment écrire de bons dialogues, (6) comment écrire un bon scénario, toutefois se lancer dans l'écriture c'est un peu comme de faire un bond dans le vide. On a beau être préparé, mais la première fois que l'on saute, c'est à ce moment seulement que l'on découvre d'innombrable sensations et que l'on vit une «ex-pé-rience». Écrire un scénario, c'est exactement la même chose. On a beau connaître la façon de faire, tant et aussi longtemps que l'on ne saute pas dans le projet en écrivant les premières lignes, on n'a aucune idée dans quelle aventure on s'est réellement embarqué.
J'avais, il y a de cela plusieurs mois, mis en pratique une technique pour mettre de l'ordre dans mes idées pour le scénario. Il s'agissait de la (7) technique des Post-It au mur. C'est une méthode qui permet une visualisation rapide des pensées et qui permet également des déplacements tout aussi rapide de ces mêmes idées collées au mur. Le problème avec cette technique c'est que lorsqu'on écrit à temps plus que partiel, on monopolise un mur de la maison pendant des mois, voire des années sans pour autant observer une véritable évolution. C'est même plutôt démoralisant de voir des mots soigneusement appliquer sur une paroi blanche et ramassant la poussière! Alors vous me voyez venir, mon mur remplis de petits billets colorés est disparu.
J'ai tout de même organisé mes idées à l'aide d'un logiciel qui permet de schématiser nos pensées (MindManager). Ainsi, j'ai réalisé une bonne structure de l'histoire en ne mettant que une très brève description des événements dans l'ordre qu'ils doivent survenir dans le scénario. Ce qui m'a permis d'avoir un bon plan assez détaillé de tout ce que je souhaiterais voir dans le film. Évidemment, j'en ai mis plus que moins en sachant que par la suite, il faudra faire un ménage dans les diverses scènes.

Écrire le scénario d'une traite

La question qui me venait à l'esprit chaque fois que je m'apprêtais à écrire mon scénario, c'était: «dois-je le faire d'un seul jet, du début jusqu'à la fin?» Fallait-il que mes scènes soient écrites dans l'ordre d'apparition immédiatement, c'est-à-dire que j'écrive mon scénario en commençant inévitablement pas le début et ce jusqu'à la toute dernière scène? Le problème est que lorsque j'ai le goût d'écrire, souvent, c'est une scène en particulier qui me vient à l'esprit et non pas une séquence de scènes l'une après l'autre. Alors peut-on écrire un scénario dans sa première ébauche en sautant d'une scène à l'autre? Soit en écrivant les scènes dans l'ordre de notre plan mais pas nécessairement dans l'ordre chronologique du scénario?
J'en ai conclu que, d'après moi, je n'ai pas trop le choix puisque c'est ainsi que mes pensées s'organisent. J'ai beau tenter de commencer par le commencement, je n'y arrive pas. Je sais bien par contre que je vais devoir dans un deuxième temps, faire des enchaînements dans mes scènes pour ne pas que le scénario paraisse décousu. Cependant, pour le moment si je veux bien commencer à me mettre à écrire, il faut que je jette mes idées sur papier ou sur écran plus précisément, afin de pouvoir ensuite mieux visualiser le tout et faire un grand rapiéçage scénique ultérieurement.
Finalement, je serais bien curieuse de savoir lorsque vous écrivez, que ce soit un scénario ou même un roman, si vous le faites dans l'ordre de lecture ou si vous réorganiser vos sections d'histoire par la suite après les avoir rédigées. Je vous invite à me partager votre façon de faire, si vous le voulez bien!

3) Faire la mise en page d’un scénario

Il y a quelques règles dans la mise en page d'un scénario. Pour diverses raisons la présentation physique du scénario nécessite d'être claire, principalement pour facilité la lecture aux acteurs, pour faire un repérage rapide des scènes et permettre des annotations écrites à la main. Tout d'abord, il faut savoir que le scénario d'un film d'environ 120 minutes compte près de 100 à 130 pages, celles-ci divisées en 100 à 200 séquences. Maintenant pour ce qui est des termes plus techniques de mise en page, voici une liste qui, je l'espère, pourra vous guider :
  • la grandeur de la police de caractère doit être de 12 à 14 points;
  • la police préférablement de type simple à lire soit du Times New Roman ou du Courrier New;
  • un interlignage standard (simple);
  • les titres des scènes écrits en majuscule;
  • la description de la scène doit contenir l'essentiel et mentionner les détails importants tel que les accessoires indispensables à une scène;
  • le nom des personnages qui ont rôle actif dans le dialogue d'une scène proprement dit doivent être écrits en majuscule;
  • le dialogue doit être en retrait des deux marges d'environ au moins 3 cm;
  • le nom des personnages en majuscule et en gras aligné à gauche des dialogues ou au centre;
  • les mots des personnages qui crient ou mettent l'emphase sur certains mots doivent être en majuscule;
  • les tons de voix voire l'attitude particulière utilisés par les personnages dans les dialogues se situent sous le nom du personnage entre parenthèse et en italique.

Pour vous donner une meilleure idée de l'allure que peut avoir un scénario, je vous présente quelques modèles de scripts hollywoodiens. Il s'agit d'un film que j'aime beaucoup pour ses dialogues, When Harry met Sally et un autre que je trouve personnellement bien filmé et bien écrit Dances with Wolves. Pour consulter d'autres scénarios vous pouvez en trouver sur Daily Script et IMSDb. Évidemment la liste des éléments pour faire la mise en page est utile pour ceux qui utilise un logiciel de traitement de texte de base tel que Word. Il est possible de créer des styles de paragraphe et de caractère pour se faire un modèle spécifique pour l'écriture de scénario. Il suffit encuite d'appliquer les style créé et le scénario prendra forme. Toutefois, il existe des logiciels qui font directement la mise en page des scénarios. L'un d'eux est très connu et utilisé aux États-Unis par les gens dans le domaine, il s'agit de Final Draft. L'avantage d'un tel logiciel, c'est qu'il a les différents styles déjà créés selon les standards, il possède des raccourcis clavier pour les appliquer et il reconnaît même la suite logique possible d'un dialogue. C'est-à-dire qu'après un retour à la ligne suite aux mots d'un personnage, il propose le prochain personnage dans un menu déroulant ou sinon il applique le nom du prochain personnage qui doit tenir la réplique selon l'ordre du dialogue précédemment rédigé. Voilà en quelques lignes une description concernant la mise en page d'un scénario. Il existe sur le marché de nombreux livres pouvant vous aider dans l'écriture d'un scénario. J'ai déniché quelques informations intéressantes dans ce livre La scénarisation de Alain J. MARILLAC (LES ÉDITIONS QUEBECOR, 2007, 144 pages) où il explique en bref, les trois types de scénarisation soit pour la télévision, le cinéma et les jeux vidéo.

4) Comment choisir la bonne musique?

L’inspiration pour écrire provient de divers éléments qui nous entourent. Par exemple, parfois des chansons éveillent en nous un état, une émotions ou peuvent nous rappeler une situation bien précise. D’autrefois, c’est en pensant à un vieux souvenir qu’une mélodie nous vient en tête, soit parce qu’elle y est directement rattachée, soit parce que le message qu’elle véhicule représente bien notre souvenir.
Avant d’aller plus loin, voici un extrait d’une entrevue (en anglais) de Quentin Tarantino qui dit s’inspirer très souvent de sa collection de CD pour trouver en quelque sorte la personnalité ou disons l’ambiance de ses films.


Je crois effectivement que le choix de la trame sonore d’un film est très important. Souvent, je songe à mon époux qui me dit, lorsqu’il lui arrive de verser quelques larmes en regardant un film : «C’est à cause de la musique, s’il n’y avait pas cette maudite musique ça ne viendrait pas me chercher autant!» Et oui, si certaines scènes n’avaient pas de musique, elles perdraient sans aucun doute une bonne partie de l’émotion que le réalisateur veut nous transmettre.
D’où l’importance, selon moi, de choisir LA bonne musique. Mais comment savoir si c’est la bonne? Elle doit selon moi permettre d’éveiller chez le spectateur le sentiment que l’on désire pour lui donner, selon le cas, des frissons de peur, des palpitations d’angoisse ou simplement une sensation de plaisir. Je crois qu’il s’agit tout de même d’une perception bien personnelle quant à savoir si le choix de la musique est adapté au film ou non. En effet, nous avons tous notre bagage musical et parfois il est difficile de trouver la chanson ou la mélodie qui suscite le même genre d’émotion auprès d’un certain nombre de personnes, en l’occurence les spectateurs du film.
Alors voilà, dans mon cas, puisque mon scénario est basé sur un fait vécu, il m’est sans doute facile de trouver des chansons propices à certaines scènes et moments critiques du scénario. J’ai donc déjà pris en note quelques chansons qui me semblent appropriées pour quelques scènes et qui pourront, je l’espère, donner le ton et l’ambiance au film.
Voilà, ceci est un premier billet sur ce sujet, mais n’ayez crainte ce n’est pas mon dernier! J’aborderai dans un prochain billet l’utilisation de la trame sonore dans un film de manière plus détaillée. Pour l’instant, je vais poursuivre ma quête musicale en ayant cette idée en tête, qu’il faut, grâce à la musique, trouver le moyen de créer une atmosphère propre au message que l’on souhaite transmettre dans le film.

5) Comment rédiger de bons dialogues?

Ne vous arrive-t-il pas d’écouter un film et trouver soudainement que les personnages ont des répliques saugrenues voire ridicules? Et bien ça signifie que le scénariste n’a pas su bien faire parler ses personnages et qu’il a écrit des dialogues s’en les avoir entendus!

Un bon truc pour mieux rédiger des dialogues

Pour savoir si un dialogue «sonne» bien, parce qu’il s’agit évidemment d’écouter et non de lire, lorsque nous regardons un film, il faut idéalement s’entendre écrire! Bon ça ne semble peut-être pas faire sens écrit de cette façon, mais un truc pour écrire des dialogues qui soient réalistes, il suffit de s’enregistrer en incarnant nos personnages.
De cette façon en écoutant notre enregistrement, il est possible de voir (entendre) mieux si nos textes s’enchaînent bien et si les répliques sont justes.

Comment écrire des dialogues pour un film?

Dans le vidéo How to Write Dialogue in a Movie Script, Ron Becks explique bien les caractéristiques d’un dialogue conçu pour un film. En effet, il distingue le dialogue de théâtre de celui du film puisque le but du dialogue proprement dit n’est pas le même.

Le théâtre pour les mots

Tout d’abord, il mentionne que le théâtre est fait pour des mots parlés et pour les oreilles. Les spectateurs qui sont loin dans une salle ne verront pas un homme sourciller sur la scène, il faut que ses paroles puissent exprimer le sens de ce geste.

Le cinéma pour les images

Alors qu’au cinéma c’est autre chose, c’est le visuel qui a le dessus. Nous allons voir un film, même si nous l’écoute en partie! Il faut donc, selon lui, écrire le moins de mots possibles, et s’en tenir aux mots qui permettent de faire avancer l’histoire.

Les mots sont un support aux images

Ce producteur, explique également que si on ne peut pas raconter l’histoire en image, il vaut mieux écrire pour du théâtre ou écrire un livre. Le cinéma est conçu pour le plaisir des yeux principalement.
Donc, de manière plus technique, il s’agit d’écrire peu de mots, soit 10 mots par phrase et pas plus de trois phrases à la fois!
Finalement, il ne faut jamais utiliser le protagoniste pour expliquer notre histoire. Il faut raconter l’histoire grâce aux images et les dialogues ne sont présents que pour soutenir les événements de l’histoire. Au cinéma, on veut voir l’expression de la douleur, de la joie, de la tristesse par les mouvements du corps et par l’expression du visage. Les mots des personnages doivent apporter un sens plus profond aux réactions qu’ils manifestent physiquement.
Voilà en quelques mots, mes trouvailles concernant les dialogues. Ce n’est qu’un aperçu technique, je vous partagerai prochainement les difficultés que je rencontre parfois en songeant à l’écriture de mes dialogues.
Voir aussi pour plus d’information :
Écrire un dialogue par Nathalie Lenoir (Les informations sont semblables à celles données par Ron Becks, mais avec quelques détails en plus)
Dialogue efficaces par Vicki Hinze (Ce sont des explications valables également pour le cinéma)

6) Comment écrire un bon scénario par Robert McKee

Sans vouloir réinventé la roue, je vous propose un article «Storytelling ou comment écrire un bon scénario par Robert McKee» rédigée par Morgane Craye du blogue Le vide poche.
Je trouve ce résumé très concis et utile, il peut servir en quelque sorte comme liste de vérification des choses à faire ou ne pas faire lorsqu'on rédige un scénario.
Robert McKee est reconnu pour ses nombreux séminaires (Story Seminar) qu'il fait auprès de scénaristes, réalisateurs, producteurs, et même des chefs d'entreprise.

Trouver son style

  • Choisir les éléments qui définissent sa  façon de raconter une histoire et créer sa signature scénaristique.
  • Raconter sa vision des choses en évitant l'erreur d'attirer l'attention sur soi par des artifices techniques.


Créer des histoires originales

  • Beaucoup sont tentés de faire ce qu'ils ont déjà vu, même inconsciemment.
  • Robert McKee recommande de se méfier des premiers jets. Ils sont souvent porteurs de choses déjà vues.
  • Il faut pratiquer l'autocritique et la sévérité sans concessions envers soi même.
  • Refuser les raccourcis, la facilité, refuser l'autosatisfaction.
  • Apprendre à refaire, à corriger, à jeter, à détruire.
  • Lutter vigoureusement contre les clichés.

Créer des histoires universelles

  • Des histoires qui peuvent concerner une majorité de personnes dans n'importe quelle partie du globe.
  • Cela ne signifie pas qu'elle ne doit pas avoir d'identité culturelle. Mais si à l'autre bout de la terre le public ne peut pas se reconnaître dans les fondamentaux de l'histoire, ce n'est pas le public local qui le sera.

Se rappeler que le public est plus intelligent que nous

  • Ne pas expliquer ce qu'il voit, ce qu'il doit penser, ce qu'il doit ressentir.
  • Ne pas donner de leçons.
  • Tenir compte d'une capacité d'anticipation et de déduction du public plus importante que ce que l'on imagine

Prendre conscience de la réalité du marché

  • Il ne suffit pas d'avoir du talent.
  • Le monde du show-business tient compte d'autres paramètres.
  • Sans oublier une dose de chance.

Ne pas substituer le fond à la forme

  • Si le scénariste ne réussit pas à émouvoir par l'intensité d'une scène, il ne pourra pas la sauver avec des mots, cacher son déroulement illogique, masquer la faiblesse des motivations, et la pimenter d'artifices pour faire vibrer sur des banalités.
Voici en terminant un petit clip vidéo d'une scène du film Adaptation (2002) mettant en vedette l'acteur Nicolas Cage. Qui explique bien que lorsqu'on écrit une histoire, il doit y avoir une intrigue, des événements conflictuels, des moments de crises, autrement pourquoi irions-nous écouter un film dans lequel il ne se passe rien?




7) technique des Post-It 
      ( Comment structurer ses idées? )

C’est après avoir discuté avec mon époux et après avoir lu en partie un livre qu’il m’a suggéré, que j’ai réalisé que j’avais besoin d’un outil autre que mon ordinateur pour structurer mes idées et mes pensées concernant ce projet de film.
Faire une arborescence ou une chronologie avec des applications ça se fait plutôt bien. Toutefois, si la chronologie n’est pas encore complètement établie, écrire nos idées dans un certain ordre et les déplacer de manière à les organiser devient un peu plus laborieux. En effet, puisque la lecture des divers éléments écrits, très souvent est linéaire, il est difficile d’avoir une vue d’ensemble.

Logiciel pour organiser les idées

Il existe des applications tel que MindManager qui aide à schématiser notre pensée. En effet, le but principal de cette application est de permettre de visualiser nos remue-méninges et nos planifications. Je vous invite à voir les possibilités offertes par cette application en consultant le site MindManager . Vous pouvez visionner une vidéo explicative pour avoir un meilleur aperçu (en anglais seulement). Cette application est intéressante, mais pour obtenir il faut l’acheter.

Bien qu’il existe certains logiciels d’organisation des idées, je crois que le fait de reste assis à l’ordinateur limite notre créativité et notre réflexion. Personnellement, devant un ordinateur, j’ai l’impression de devoir réaliser immédiatement les choses dans le bon ordre et de manière la plus juste possible.
Alors je crois que le mieux c’est de prendre un véritable recul et se mettre dans un autre contexte qui favorise l’idéation de concepts, la création d’anecdotes et aussi qui provoque la remémoration des souvenirs.

Mise en situation : Des idées désordonnées

J’avais eu l’idée d’écrire un scénario à partir d’un fait vécu. On dit souvent que pour réussir à bien écrire et à toucher les lecteurs, il faut écrire sur les choses que l’on connait. Alors je me suis dis que cette philosophie pouvait s’appliquer également lors de la rédaction d’un scénario.
Cependant, j’ai eu un moment de doute et je me suis dit qu’il fallait que mon histoire, ou disons mon film, se distingue de la plupart des films actuels et, surtout, des sujets traités aujourd’hui par les films québécois. Il faut dire que le cinéma québécois a beaucoup changé. Il existe une grande variété de type de films et il est difficile de trouver une niche particulière n’ayant pas été complètement exploitée.
Réflexion faite, j’ai eu une idée! Maintenant, il ne reste qu’à jumeler les éléments du fait vécu c’est-à-dire de mon intrigue, avec l’intrigue secondaire soit le thème du film. Et là, je n’arrivais pas à mettre mes idées en place. Le chaos!

Solution : Utilisation d’outils archaïques – le papier et le crayon

Mais grâce aux précieux conseils de mon époux et à Garr Reynolds, auteur du livre Presentation Zen, j’ai trouvé la solution à mon problème d’organisation des idées. Du moins, je l’espère!
J’ai tout d’abord lu des extraits de chapitre ici et là et quelques citations, car je trouve ces dernières très inspirantes. En voici une d’ailleurs qui m’a particulièrement marquée.
If you’re not prepared to be wrong,
you’ll never come up with anything original.

- Ken Robinson
La raison pour laquelle cette phrase m’a touché, c’est que je suis le genre de personne perfectionniste, voire une éternelle insatisfaite, qui n’ose pas commencer certains projets parce que je crains de m’y prendre de la mauvaise manière. Ce n’est pas l’ampleur du travail qui me fait peur mais l’idée de partir du mauvais pied et de réaliser un vrai désastre! Enfin, cette citation m’a encouragé à commencer au risque de faire des erreurs de parcours! Qu’importe, je réajusterai mon tir en temps et lieu, si nécessaire!

La bonne vieille méthode

Bref, la solution pouvant, d’une part, m’aider à vider ma tête des innombrables pensées que j’ai et, d’autre part, à classer ces idées d’une manière cohérente, c’est l’utilisation de petits billets collés au mur!
J’ai choisi d’utiliser des billets de couleurs différentes pour mieux identifier le type d’événement exposé dans une scène. Pour l’instant j’ai identifié trois éléments qui décriraient le type de situation qu’il faut présenter, il s’agit des «faits» vécus, des «phénomènes» et des aspects «spirituels». J’écrirai donc toutes les pensées qui me viendront à l’esprit concernant ce projet et je les apposerai au mur pour pouvoir éventuellement mettre de l’ordre dans toutes mes idées.
C’est mon époux qui a choisi l’endroit pour appliquer cette méthode, et oui! Moi, je me serai contentée d’un petit coin dans le bureau, mais lui, il a préféré le grand mur du salon en prétextant qu’il faut de l’espace et de la lumière, beaucoup de lumière. Alors que pour moi, c’est le risque et une manière de m’exposer aux questionnements ou à la critique de ceux qui pourraient voir ce mur. Par chance, je n’ai pas beaucoup de visiteurs!!!
Ebook

Cette méthode apparemment est efficace pour plusieurs types de projets qui nécessitent de transmettre un message précis mais avec plusieurs analogies. On dit que de faire des métaphores ou des liens visuels permet aux auditeurs, lecteurs ou spectateurs de se rappeler le message que l’on a voulu transmettre et donc de créer des messages marquants.
Dans un prochain billet j’expliquerai plus en détail les trucs qui font en sorte que l’on puisse marquer les gens dans leur imaginaire pour qu’ils se souviennent de ce qu’ils ont vu et entendu.
Sur ce, je me lance! Et je vous partagerai l’évolution de ce Mur des «Post-itées».

Les tutoriels libres : Écrire un scénario (Avec OpenOffice..Org )

source
(index :  nicolefodale.ca )

mardi 5 février 2013

Dj ZenTao sound design ( ambient chillout dub electronica )




Dj Zentao introspection Mix 1993-2009
For send email : djzentao@hotmail.fr

1) the ego doesn't have a sex 40'
2) Nada always , sauvons la terre ! 74'
3) La schizophrénie des vaches folles 64'
 4) le dernier chaman 94'
 5) zentao live tour 2006 102'
6) gaia dna hunity mutation 120' (part 1.2.3)
7) sorciers et magiciens 90' (part 1.2.3)
8) Passion ' live 2002, Orléans " 50'
9) zentao spirit for gaia unity
10 )compassion
11)  sacred hearth ( notre terre sacrée )
12) Bacterism ( new religion )




---------------------------------------------
13) perles de lune
14) africafunk soundesign
15) after chillout-1996
16) reggae Dub Connection 2001
17)  sos 2005
18) vienne en val festival 2000
19) sound introspection 2003
20) no fmi slave
21) Paradis artificiel
22) roots electronic
23) systemic dub story
24) les Folles Annees 80's
25) Sauvons La terre 1994 (dub version)
26) introductuction to radiozentao 2009
----------------------------------------------
et d'autres disponible ICI
( certains mix sont des souvenirs de soirées ou le manque de matériel était de mise, pas de casque, pas de retour etc etc etc, mais le cœur était la :)


and other available HERE
(Some mix are memories of events or lack of equipment was needed, no helmet, no return etc etc etc, but the heart was:)


jeudi 31 janvier 2013

jeudi 3 janvier 2013

" Thé Vert à la Menthe " and " Chance belly Dance ( Dj zentao )









link " Thé Vert à la Menthe "

petite ballade dans un monde sonore...

- on the illustration : Yamina soreya ( Soreya World Fusion Dance School )







Get your own Flash MP3 Player


 


with participation in sound design 


( stephane M - Studio Emergence  )


 




 



Chance belly Dance ( Dj zentao ) 



1.beautifull belly snake dance

2.Gypsy Caravan - Gypsy trail

3.Gypsy Caravan - Beledi

4.Helm and Fat Chance Belly Dance - South with spice











Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...